Audience en cercle


Objectif

L’audience en cercle vise à créer un climat harmonieux et respectueux des réalités culturelles des demandeurs autochtones (membres des Premières Nations, Inuits et Métis). Cette façon de faire permet d’éclairer la Commission sur la situation de chacun; elle sera alors bien disposée à évaluer des plans de libération conditionnelle culturellement appropriés. Un conseiller culturel autochtone est d’ailleurs invité à participer à l’audience.

La Commission ontarienne des libérations conditionnelles est résolue à répondre aux besoins particuliers des peuples autochtones.

Qu’entend-on par « audience en cercle »?

L’audience en cercle, bien qu’elle se distingue de l’audience ordinaire de libération conditionnelle, vise un même objectif : déterminer si un demandeur est prêt pour la réinsertion sociale.

Ces audiences sont présidées par des aînés, considérés comme les gardiens du savoir et de l’histoire autochtones et ayant des rôles clés dans les collectivités autochtones.

Dans une audience en cercle, un aîné peut être amené à endosser plusieurs rôles, comme :

  • présider l’audience;
  • offrir un soutien culturellement adapté au demandeur;
  • conseiller les membres de la Commission.

Déroulement de l’audience

Un aîné ouvre l’audience en cercle par une bénédiction ou une cérémonie, explique le déroulement de la séance et passe une plume d’aigle au demandeur, qui est le premier à intervenir. Le demandeur peut prendre tout le temps qu’il veut pour expliquer qui il est et d’où il vient, les circonstances qui l’ont amené à contrevenir à la loi, comment il a occupé son temps en prison et le plan de mise en liberté qu’il a mis en place.

Participants à l’audience

La particularité de ce type d’audience tient au fait que les participants s’assoient tous en cercle pour discuter des répercussions de l’infraction sur la victime, le demandeur, leur famille et la communauté. Cette façon de faire élimine la hiérarchie, tout en rétablissant l’équilibre. En plus de l’aîné, du demandeur et des membres de la Commission, le groupe peut inclure la personne de soutien du demandeur, un agent de liaison pour les détenus autochtones, un agent des services correctionnels et, le cas échéant, la victime et sa personne de soutien. La plume d’aigle faisant le tour du cercle, tous les participants ont la chance de prendre la parole, ce qui contribue à tisser une relation de confiance et à renforcer l’esprit du groupe.

Demande d’audience

Le demandeur peut remplir un formulaire de demande d’audience en cercle, qu’il peut obtenir auprès de l’agent de liaison avec les établissements. Il doit y indiquer la collectivité autochtone à laquelle il s’identifie et toute demande spéciale liée au déroulement de l’audience.